Votre maison se situe près d’une église classée, d’un château ou d’un centre ancien protégé. Changer vos fenêtres, ravaler votre façade ou poser des panneaux solaires ne relève alors plus des règles ordinaires : l’Architecte des Bâtiments de France entre dans la boucle, et son avis peut lier la décision de votre mairie.
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Ce que change un périmètre ABF pour votre chantier
En périmètre ABF, tous les travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment sont soumis à une autorisation préalable nécessitant l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France. Deux cas de figure existent. Lorsqu’un périmètre délimité des abords a été institué, tous les travaux sur les immeubles concernés y sont soumis. À défaut, seuls les travaux sur les immeubles situés dans le champ de visibilité d’un monument historique, à moins de 500 mètres de celui-ci, le sont. Cette notion de covisibilité est décisive : elle joue si votre bien est visible depuis le monument, ou visible en même temps que lui depuis un point accessible au public.
Côté délais, l’ABF dispose d’un mois pour se prononcer sur une déclaration préalable et de deux mois sur un permis. Ce passage allonge mécaniquement l’instruction en mairie, généralement d’un mois par rapport au droit commun. Depuis la loi ELAN, le silence de l’ABF vaut accord en abords de monuments historiques et en site patrimonial remarquable. Son avis peut être favorable, favorable avec prescriptions, ou défavorable : en avis conforme, un avis défavorable oblige le maire à refuser, même si le projet respecte par ailleurs le PLU.
Côté budget, les prescriptions portent surtout sur les matériaux visibles. Les ordres de grandeur constatés situent le surcoût entre 10 et 25 % du budget travaux, avec par exemple des tuiles plates en terre cuite à 20 à 40 € de plus par m² de toiture, des enduits à la chaux à 15 à 30 € de plus par m² de façade, et des menuiseries bois ou aluminium thermolaqué en teinte imposée à 200 à 600 € de plus par fenêtre. Faire Ma Rénovation, entreprise RGE Qualibat installée dans les Yvelines depuis 15 ans, vérifie la situation de votre parcelle avant tout chiffrage et constitue le dossier d’autorisation avec vous. Contact : 07 59 29 20 25.
Sommaire
- Ce que change un périmètre ABF pour votre chantier
- Êtes-vous vraiment en périmètre ABF ?
- Avis simple ou avis conforme : la distinction qui change tout
- Quelles autorisations pour quels travaux
- Quels délais prévoir réellement
- Quels surcoûts anticiper
- Les Yvelines, un département très concerné
- Comment maximiser vos chances d’accord
- Après l’autorisation : affichage et conformité
- Que faire en cas d’avis défavorable
- Pourquoi faire appel à Faire Ma Rénovation
- FAQ : vos questions sur les travaux en zone ABF
- Conclusion
Êtes-vous vraiment en périmètre ABF ?
C’est la première question, et beaucoup de propriétaires y répondent de travers. Être « près d’un monument historique » ne suffit pas à déclencher automatiquement l’intervention de l’ABF. Deux régimes coexistent depuis la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, qui a harmonisé les procédures.
Premier cas : votre commune dispose d’un périmètre délimité des abords. Ce périmètre, dessiné sur mesure autour du monument, remplace le rayon théorique. À l’intérieur, tous les travaux modifiant l’aspect extérieur d’un immeuble, bâti ou non bâti, sont soumis à l’accord de l’ABF, sans condition supplémentaire. Une cour ou un jardin peuvent être concernés au même titre qu’une façade.
Second cas, plus fréquent : aucun périmètre délimité n’a été institué. S’applique alors le rayon de 500 mètres autour du monument, mais assorti d’une condition supplémentaire décisive, la covisibilité. Votre bien n’est concerné que s’il est visible depuis le monument, ou visible en même temps que lui depuis un point accessible au public. Hors covisibilité, dans les 500 mètres, l’ABF n’a pas de pouvoir d’accord : il peut formuler des observations, la mairie reste décisionnaire.
À ces deux régimes s’ajoutent les sites patrimoniaux remarquables, qui ont absorbé les anciens secteurs sauvegardés, ZPPAUP et AVAP, ainsi que les sites classés ou inscrits. Ils relèvent du même régime d’autorisation. Lorsqu’un site patrimonial remarquable est doté d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) ou d’un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP), les travaux intérieurs peuvent eux aussi être encadrés.
Classé ou inscrit : la protection du monument lui-même
Deux niveaux de protection existent pour le monument de référence. Le classement au titre des monuments historiques est le degré le plus élevé, l’inscription le second. Cette distinction concerne le monument, pas votre maison : dans les deux cas, le champ de visibilité déclenche le régime des abords. En revanche, elle change tout si votre bien est lui-même protégé, ou s’il relève de l’un des cas particuliers suivants.
- bâtiment adossé à un immeuble classé, c’est-à-dire en contact avec lui en élévation, au sol ou en sous-sol,
- bâtiment formant un ensemble cohérent avec un monument historique, ou contribuant à sa conservation et à sa mise en valeur,
- partie non protégée d’un bâtiment partiellement classé.
À noter également : les Architectes des Bâtiments de France peuvent prévoir de ne pas appliquer le périmètre théorique de 500 mètres sur certains secteurs, d’où l’importance de vérifier votre situation réelle plutôt que de raisonner à la carte.
Comment vérifier votre situation en dix minutes
- consulter le Géoportail de l’urbanisme, où les périmètres d’abords, sites patrimoniaux remarquables et sites classés apparaissent en surcouche,
- examiner le plan des servitudes d’utilité publique annexé au PLU de votre commune,
- demander un certificat d’urbanisme d’information en mairie, qui vous répond officiellement,
- interroger directement le service urbanisme, qui confirmera le régime applicable à votre parcelle.
À retenir : ne vous fiez ni à l’intuition, ni au voisin qui « a fait pareil il y a dix ans ». La covisibilité s’apprécie sur l’immeuble dans sa totalité, pas seulement sur la partie que vous comptez modifier, et les périmètres évoluent. Une vérification écrite en mairie coûte zéro euro et évite de refaire des travaux.
Avis simple ou avis conforme : la distinction qui change tout
L’ABF ne rend pas toujours le même type d’avis, et la différence est fondamentale pour vous.
Le cadre est posé par l’article L.632-2 du code du patrimoine, qui charge l’ABF de s’assurer du respect de l’intérêt public attaché au patrimoine, à l’architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Côté urbanisme, l’article R.425-1 du code de l’urbanisme précise que le permis de construire, le permis d’aménager, le permis de démolir ou la décision prise sur la déclaration préalable tiennent lieu de l’autorisation requise au titre des abords, dès lors que l’ABF a donné son accord.
L’avis conforme lie l’autorité qui délivre l’autorisation. C’est le régime applicable en périmètre délimité des abords, en cas de covisibilité, et en site patrimonial remarquable. Concrètement, si l’ABF émet un avis défavorable, le maire est tenu de refuser votre demande, même si votre projet respecte parfaitement toutes les règles du PLU. Votre marge de manœuvre passe donc par la négociation en amont, pas par la conformité réglementaire.
L’avis simple, lui, est consultatif. La mairie peut s’en écarter, mais doit alors motiver sa décision. En pratique, les communes le suivent très souvent. Ce régime s’applique notamment hors covisibilité dans le rayon des 500 mètres, ou lorsque la consultation de l’ABF est facultative.
Entre les deux extrêmes, il existe une troisième voie, de loin la plus fréquente : l’avis favorable assorti de prescriptions. L’ABF valide le principe du projet, mais impose des conditions sur les matériaux, les teintes, les hauteurs, les finitions. Ces prescriptions sont reprises dans l’arrêté et s’imposent à vous intégralement. C’est très souvent là que naissent les surcoûts, et c’est aussi là que se joue la réussite du dossier.
Quelles autorisations pour quels travaux
En secteur protégé, le champ des travaux soumis à autorisation est nettement plus large qu’en zone ordinaire. Des interventions habituellement libres deviennent réglementées, ce qui surprend beaucoup de propriétaires.
Travaux relevant d’une déclaration préalable
- remplacement de fenêtres, portes-fenêtres, portes d’entrée et volets,
- ravalement de façade, avec prescriptions fréquentes sur les enduits et les teintes,
- réfection de toiture avec changement de matériau ou de teinte,
- pose de panneaux solaires ou photovoltaïques,
- pose d’un bardage, d’une clôture ou d’un portail,
- installation d’une unité extérieure de pompe à chaleur ou de climatisation en façade,
- création ou modification d’une ouverture, pose de fenêtres de toit.
Travaux relevant d’un permis
- extension au-delà des seuils de surface fixés par le code de l’urbanisme,
- surélévation, modification de volume ou de la structure du bâtiment,
- construction neuve sur la parcelle,
- démolition, qui relève d’un permis de démolir.
Le cas particulier de l’autorisation spéciale
Certains travaux ne relèvent d’aucune autorisation d’urbanisme classique et échappent aussi au code de l’environnement. En secteur protégé, ils ne sont pas libres pour autant : ils font l’objet d’une autorisation spéciale de travaux, dont le régime est propre aux abords de monuments historiques et aux sites patrimoniaux remarquables. C’est notamment le cas de certaines installations d’enseignes ou d’aménagements temporaires.
Dans tous les cas, le dossier se dépose en mairie de la commune où sont projetés les travaux. C’est elle qui le transmet à l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP), service déconcentré rattaché à la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), pour instruction par l’ABF. Vous n’avez donc pas de démarche directe à effectuer auprès de l’ABF, même si un entretien préalable reste possible et souvent utile. Depuis le 1er janvier 2022, le dépôt peut se faire par voie dématérialisée dans la plupart des communes.
Un projet en secteur protégé dans les Yvelines ?
Nos équipes vérifient la situation de votre parcelle, adaptent les matériaux aux prescriptions applicables et constituent le dossier d’autorisation avec vous, avant toute commande.
Quels délais prévoir réellement
Il faut distinguer deux choses : le délai dont dispose l’ABF pour rendre son avis, et le délai total d’instruction de votre dossier en mairie.
L’ABF dispose d’un mois pour se prononcer sur une déclaration préalable, et de deux mois pour tous les permis. Ce délai s’insère dans l’instruction communale, qui se trouve mécaniquement majorée par rapport au droit commun. En pratique, une déclaration préalable qui s’instruit habituellement en un mois passe à deux mois, et un permis de construire pour maison individuelle de deux à trois mois.
Un point rassurant introduit par la loi ELAN : le silence de l’ABF vaut accord en abords de monuments historiques et en site patrimonial remarquable. S’il ne se prononce pas dans son délai, l’avis est réputé favorable. Cette règle ne s’applique toutefois pas aux permis de démolir.
Deux nuances méritent d’être connues. D’une part, la mairie peut vous notifier une prolongation de délai d’un ou deux mois dans le mois suivant le dépôt, notification qui arrive souvent peu avant l’expiration du délai initial. D’autre part, les fourchettes annoncées varient selon les sources et la nature exacte du projet : le portail service-public mentionne, pour les travaux concernant un monument historique ou ses alentours, deux mois pour une déclaration préalable et jusqu’à cinq mois pour un permis de construire, d’aménager ou de démolir. Faites confirmer le délai applicable par le service urbanisme de votre commune plutôt que de vous fier à une règle générale.
Le vrai risque de dérapage ne vient pas de ces délais réglementaires, mais des demandes de pièces complémentaires. Un dossier incomplet ou imprécis déclenche une demande qui suspend les délais légaux, et le compteur repart. C’est la première cause de chantiers décalés de plusieurs mois. Prévoyez donc, entre la décision de faire les travaux et le premier coup de marteau, un horizon réaliste de trois à six mois selon la nature du projet, délai de fabrication des menuiseries sur mesure inclus.
Quels surcoûts anticiper
Les prescriptions de l’ABF portent presque toujours sur ce qui se voit : matériaux de façade, couverture, menuiseries et intégration des équipements techniques. Les ordres de grandeur constatés situent le surcoût global entre 10 et 25 % du budget travaux par rapport à un projet équivalent hors secteur protégé, la fourchette basse concernant les projets simples et bien préparés.
Les postes les plus impactés
- Menuiseries : bois peint ou aluminium thermolaqué en teinte imposée à la place du PVC standard, de l’ordre de 200 à 600 € de plus par fenêtre,
- Couverture : tuiles plates en terre cuite ou ardoise naturelle à la place de tuiles mécaniques, environ 20 à 40 € de plus par m² de toiture,
- Façade : enduit à la chaux imposé et ciment proscrit, environ 15 à 30 € de plus par m² de façade,
- Détail des menuiseries : petits bois collés refusés au profit de petits bois intégrés ou de véritables carreaux, sections de dormants et d’ouvrants respectant les proportions anciennes, impostes conservées,
- Nature de l’enduit : chaux aérienne ou chaux hydraulique naturelle imposée, teinte prélevée dans un nuancier communal ou une palette validée par l’UDAP,
- Ferronneries et détails : garde-corps, appuis, épis de faîtage et éléments décoratifs restaurés ou refaits à l’identique,
- Assistance : recours à un architecte ou à un professionnel habitué aux dossiers ABF, souvent facturé au forfait,
- Coût indirect : décalage du chantier et frais financiers associés, qu’il faut intégrer au plan de trésorerie.
Un point mérite une attention particulière si votre projet est énergétique : l’isolation thermique par l’extérieur est très souvent refusée en secteur protégé, puisqu’elle masque la façade d’origine. Sur du bâti ancien, ce n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, l’isolation intérieure avec des matériaux perspirants étant de toute façon la solution technique la plus adaptée. Nos guides détaillent cette logique, notamment pour la rénovation d’une maison en meulière, bâti emblématique des secteurs protégés d’Île-de-France. Vous pouvez également consulter nos solutions d’isolation thermique adaptées à ce type de contrainte.
Les Yvelines, un département très concerné
Si vous rénovez dans le 78, la probabilité d’être en secteur protégé est élevée. Le département concentre un patrimoine dense : le domaine et le centre historique de Versailles, le château et la terrasse de Saint-Germain-en-Laye, le château de Maisons-Laffitte, celui de Rambouillet, sans oublier les nombreuses églises classées ou inscrites qui structurent les centres anciens des communes de la vallée de la Seine et de l’Oise.
Concrètement, cela signifie que des quartiers entiers relèvent de l’avis conforme : le Vieux Conflans autour de l’église Saint-Maclou et de la tour Montjoie, le village ancien d’Élancourt et ses maisons en meulière, les centres de Poissy, de Marly-le-Roi ou de Saint-Germain-en-Laye. Un pavillon situé à quelques centaines de mètres d’une église peut être concerné, alors que son voisin d’en face ne l’est pas, faute de covisibilité.
Deux ressources gratuites méritent d’être connues avant de lancer un projet : le service urbanisme de votre commune, qui confirmera le régime applicable, et le CAUE des Yvelines, qui délivre des conseils architecturaux gratuits aux particuliers et connaît les attentes locales.
Comment maximiser vos chances d’accord
La première règle est de ne rien laisser dans le flou. Un dossier ABF réussi spécifie chaque détail : essence et section des menuiseries, teinte précise avec référence de nuancier, type d’enduit et de finition, matériau et format de couverture, aspect des ferronneries. Un dossier vague appelle des demandes de pièces, donc des mois de retard.
La deuxième est d’échanger en amont. Une prise de contact avec le service urbanisme, voire une rencontre préalable avec l’ABF sur les projets sensibles, permet de connaître les attentes locales avant de figer le projet. Les ABF ne sont pas interchangeables : les prescriptions varient d’un territoire à l’autre selon le patrimoine à protéger.
La troisième est de choisir des entreprises qui maîtrisent ces mises en œuvre. Enduits à la chaux, ardoise naturelle, menuiseries bois sur mesure et ferronneries artisanales demandent des savoir-faire spécifiques. Une entreprise qui découvre ces contraintes en cours de chantier génère des reprises, et parfois des non-conformités.
Dernier point trop souvent ignoré : anticipez la suite de l’autorisation. Affichage réglementaire, déclaration d’ouverture de chantier et contrôle de conformité font partie du parcours, et nous y consacrons la section suivante.
Après l’autorisation : affichage, ouverture de chantier et conformité
Obtenir l’accord ne clôt pas vos obligations, et cette étape est régulièrement négligée.
Vous devez d’abord afficher l’autorisation de manière visible sur votre terrain, sur un panneau réglementaire maintenu pendant toute la durée des travaux. Cet affichage fait courir le délai de recours des tiers, généralement de deux mois : tant qu’il n’est pas régulièrement effectué, ce délai ne démarre pas et votre autorisation reste fragile. Lorsqu’un architecte est auteur du projet, son nom doit figurer sur le panneau.
Vous devez ensuite déposer en mairie une déclaration d’ouverture de chantier pour signaler le démarrage des travaux soumis à autorisation d’urbanisme, puis, à la fin du chantier, une déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
Enfin, gardez à l’esprit que l’ABF peut contrôler la conformité des travaux réalisés par rapport au dossier autorisé. Chaque matériau posé doit correspondre exactement à ce qui a été validé : une teinte approchante ou une tuile de format différent peuvent suffire à déclencher une mise en demeure de remise en conformité, aux frais du propriétaire.
Que faire en cas d’avis défavorable
Un avis défavorable n’est pas définitif. Un recours hiérarchique est possible auprès du préfet de région, à exercer dans un délai de deux mois, et la décision qui en résulte peut ensuite être contestée devant le tribunal administratif.
Mais soyons pragmatiques : cette voie est longue, incertaine, et elle immobilise votre projet. Dans la grande majorité des cas, la solution la plus rapide consiste à reprendre le dossier en intégrant les objections et à le redéposer. Un avis défavorable est presque toujours motivé, et cette motivation vous indique précisément ce qui bloque. Modifier une teinte, changer un matériau ou déplacer une unité extérieure suffit souvent à débloquer la situation en quelques semaines, là où un recours prendrait des mois.
Pourquoi faire appel à Faire Ma Rénovation
Travailler en périmètre ABF, ce n’est pas seulement savoir poser une fenêtre ou refaire une façade. C’est savoir quels matériaux passeront l’instruction, comment rédiger une notice descriptive qui ne déclenche pas de demande de pièces, et comment tenir un planning qui intègre les délais d’urbanisme au lieu de les découvrir en route.
Faire Ma Rénovation vous accompagne avec une méthode claire et rassurante :
- 15 ans d’expérience dans la rénovation et le bâti ancien,
- plus de 600 chantiers réalisés dans les Yvelines, département riche en secteurs protégés,
- certification RGE et qualification Qualibat,
- vérification de la situation de votre parcelle avant tout chiffrage,
- constitution du dossier de déclaration préalable avec vous,
- devis gratuit et détaillé sous 48h.
Vérification en amont
Savoir si votre parcelle est concernée, et sous quel régime, avant de choisir le moindre matériau.
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Dossier solide
Une notice descriptive précise, qui limite les demandes de pièces et les mois de retard.
FAQ : vos questions sur les travaux en zone ABF
Comment savoir si je suis en périmètre ABF ?
Consultez le Géoportail de l’urbanisme, où les périmètres d’abords, les sites patrimoniaux remarquables et les sites classés apparaissent en surcouche, puis vérifiez le plan des servitudes d’utilité publique annexé au PLU de votre commune. Pour une réponse officielle, demandez un certificat d’urbanisme d’information en mairie. Le service urbanisme peut également confirmer directement le régime applicable à votre parcelle.
Peut-on mettre du PVC en zone ABF ?
Cela dépend entièrement de l’ABF local et du contexte architectural. Sur du bâti ancien qualitatif, l’ABF prescrit fréquemment le bois ou l’aluminium thermolaqué, en reprochant au PVC une géométrie de profilé qui ne reproduit pas fidèlement la section des dormants et ouvrants traditionnels. Dans d’autres situations, un PVC de qualité aux bonnes proportions et à la teinte imposée peut passer. Il n’existe pas de règle nationale : la réponse se construit dossier par dossier.
Combien de temps prend l’instruction avec l’ABF ?
L’ABF dispose d’un mois pour une déclaration préalable et de deux mois pour un permis. Cette consultation majore l’instruction communale, généralement d’un mois par rapport au droit commun : une déclaration préalable passe ainsi de un à deux mois, un permis de construire pour maison individuelle de deux à trois mois. Attention : une demande de pièces complémentaires suspend les délais et fait repartir le compteur, ce qui constitue la principale cause de retard.
Que se passe-t-il si l’ABF ne répond pas ?
Depuis la loi ELAN, le silence de l’ABF vaut accord en abords de monuments historiques et en site patrimonial remarquable. S’il ne se prononce pas dans le délai qui lui est imparti, l’avis est réputé favorable. Cette règle comporte une exception notable : elle ne s’applique pas aux permis de démolir.
Peut-on faire une isolation par l’extérieur en secteur protégé ?
C’est très souvent refusé, puisque l’isolation extérieure masque la façade d’origine, précisément ce que la protection vise à préserver. Sur du bâti ancien, cette contrainte rejoint d’ailleurs la logique technique : un mur ancien doit rester perspirant, et l’isolation intérieure avec des matériaux adaptés est généralement la meilleure solution. L’enjeu se déplace alors vers le traitement des ponts thermiques et la ventilation.
Que faire si l’ABF refuse mon projet ?
Un recours hiérarchique est possible auprès du préfet de région dans un délai de deux mois, puis devant le tribunal administratif. Dans la pratique, la voie la plus rapide consiste à reprendre le dossier en intégrant les objections formulées, puis à le redéposer. Un avis défavorable est motivé, et cette motivation vous indique exactement ce qui bloque : modifier une teinte ou un matériau suffit souvent à débloquer la situation en quelques semaines.
Quelle différence entre un monument classé et un monument inscrit ?
Le classement est le niveau de protection le plus élevé au titre des monuments historiques, l’inscription le second. Pour un propriétaire voisin, la distinction change peu de choses : dans les deux cas, un bien situé dans le champ de visibilité du monument, à moins de 500 mètres, relève du régime des abords. Elle devient en revanche déterminante si votre bien est lui-même protégé, adossé à un immeuble classé ou constitue la partie non protégée d’un bâtiment partiellement classé.
L’ABF peut-il contrôler mes travaux une fois terminés ?
Oui. Le contrôle ne s’arrête pas à la délivrance de l’autorisation : l’ABF peut vérifier la conformité des travaux réalisés par rapport au dossier validé. Chaque matériau posé doit correspondre exactement à ce qui a été spécifié, faute de quoi une mise en demeure de remise en conformité peut être notifiée. Pensez également à afficher l’autorisation sur le terrain pendant toute la durée du chantier, puis à déposer la déclaration d’ouverture de chantier et, à la fin, la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
Conclusion
Un périmètre ABF n’interdit presque jamais de rénover. Il impose de le faire autrement : en vérifiant d’abord la situation exacte de votre parcelle, en distinguant avis simple et avis conforme, en déposant un dossier précis plutôt qu’approximatif, et en choisissant des matériaux compatibles dès la conception du projet.
Comptez un allongement d’environ un mois sur l’instruction, un horizon global de trois à six mois avant le démarrage du chantier, et un surcoût de l’ordre de 10 à 25 % sur les postes visibles. C’est le prix d’un patrimoine préservé, et c’est aussi ce qui fait la valeur de ces quartiers à la revente.
Faites étudier votre projet par Faire Ma Rénovation
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Sources et références officielles
Les règles présentées dans ce guide s’appuient sur les textes et portails suivants. Les procédures évoluant, vérifiez toujours votre situation auprès du service urbanisme de votre commune.
- Ministère de la Culture, réaliser des travaux en abords d’un monument historique
- Service-public, travaux sur un monument historique ou ses alentours
- Géoportail de l’urbanisme, consultation des servitudes et périmètres protégés
- Code du patrimoine, article L.632-2 (mission de l’Architecte des Bâtiments de France)
- Code de l’urbanisme, article R.425-1 (autorisation tenant lieu d’accord au titre des abords)
- Loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine
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